Astucieusement
l’auteur nous présente son récit plein de finesses et de réflexions sur
Tunis aux prises avec le choléra, celui dont on meurt, mais aussi cet
autre « choléra » qui entraîne le Tunisien à devenir « autre ».
Deux raisons nous
poussent à nous
intéresser à La fêlure de Lahbib Chebbi [1949-1988]. La première est la
disparition précoce de son auteur, historien et sociologue qui,
s’attachant aux problèmes du pouvoir et de la mort, envisageait leurs
rapports à l’imaginaire, aux sensibilités populaires, à la fête, à la
religion, cherchant par là à introduire l’étude de l’univers mental
dans la tentative de l’histoire.
La seconde est la qualité même de son roman qui porte en sous-titre Mémoires d’un cheikh.
Nous sommes en 1867, après la révolte de Ali Ben Ghedahem : le choléra
fait des ravages à Tunis. L’épidémie risque de se propager… On est
perturbé : confusion, ébranlement des structures et des normes
anciennes. Même les murs des maisons s’écroulent. Bref, ça bouge.
Jean Fontaine, Histoire de la littérature tunisienne.
LA PROSTITUÉE DE BABYLONE
ROMAN HISTORIQUE
AUTEUR : M’HAMED DELLAGI
PHOTO DE COUVERTURE : ©TABLEAU OMAR BEY. CL. CHEKIB MAHJOUB
parution : mai 2011
format : 15/21 - 296 p. reliure brochée
ISBN : 978-9973-704-19-1
prix de vente : 25 -
Un roman inattendu et surprenant dans un foisonnement d’intrigues emplies de “bruit et de fureur” et dans un décor baroque et gothiquequi ne cache pas l’influence du roman Le Nom de la rose.
Les références littéraires et historiques s’inscrivent avec habileté, érudition et imagination, dans les rebondissements du récit
que conclut un surprenant rat de bibliothèque.
M’Hamed Dellagi est né le 1e avril 1969 à Tunis, c’est son premier roman.
J’ai toujours eu un rapport particulier avec les livres qui étaient omniprésents dans la maison familiale, du fait d’un grand-père bibliothécaire à la Grande Mosquée de la Zitouna à Tunis et d’un père directeur des Archives nationales. Les livres concernant l’histoire du bassin méditerranéen et les conflits qui y ont trait étant ceux qui abondaient dans la bibliothèque familiale, il n’est pas étonnant que je sois tenté en premier lieu d’écriture par le roman historique qui s’imposa de lui-même. L’inquisition espagnole et la répression qu’exerça cette institution sur les diverses populations de la Péninsule Ibérique, en premier lieu mes origines andalouses, m’orientèrent vers les Morisques, la minorité musulmane qui fut victime du fanatisme religieux et du rejet de l’autre.
M’Hamed Dellagi.
PAYSAGES D’AUTOMNE nouvelles
AUTEUR : CHEDLY EL OKBY
PHOTO DE COUVERTURE : ©AÏDA BEN HAMOUDA
parution : octobre 2009
format : 15/21 - 112 p. reliure brochée
ISBN : 978-9973-704-10-8
prix de vente : 15 -
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A l’automne de sa vie, un écrivain livre ses sentiments, ses impressions sur le temps passé, sa ville et ses quartiers…
Sur les traces d’un Ali Douagi, il conte des nouvelles où l’humour se mêle à la mélancolie, la truculence à la nostalgie.
Puis dans un “polar” rapide, où le lecteur retrouvera l’imagination fantaisiste et parfois farfelue de Chedly el Okby, il met en scène de bizarres personnages et dont la principale héroïne est toujours la ville de Tunis.
Chedly el Okby, ancien élève du Lycée Carnot, a fait ses études supérieures à la Sorbonne, couronnées par une maîtrise de Lettres modernes sur l’oeuvre de Gaston Bachelard.
Son précédent roman Le Bâtonnier (Cérès 2002) a connu un grand succès et a été remarqué dans le florilège Le Goût de Tunis, (Mercure de France 2007) qui en a publié de larges extraits.
Chedly el Okby a participé comme invité à Lire en Fête-2007, organisé par l’Institut Français de Coopération en Tunisie, et un long interview lui est consacré dans la revue GÉO, spécial Tunisie, version italienne, mars 2008.
NOUVELLES AFFRIQUAINES, AMOURS AU PALAIS DU BARDO
AUTEUR : MADAME DE VILLEDIEU (1640-1683)
PRÉSENTÉ PAR HÉDIA KHADHAR
parution : 1e trimestre 2008
format : 21/15 - 88 p. reliure brochée. illustré.
ISBN : 978-9973-704-06-1
prix : 12 -
1ère réédition.
Les Nouvelles Affriquaines font partie des textes peu connus aujourd’hui, mais quand le livre paraît pour la première fois en 1673, c’est un succès littéraire. L’auteur, Madame de Villedieu loin de chercher à faire une nouvelle à clefs, dévoile dès l’Avis au lecteur qu’elle rapporte fidèlement une histoire véritable « Mahemet Lapsi est vivant, il n’a pas encore trente-cinq ans, il règne dans un pays sur les côtes de Barbarie. » Dès lors, le décor est campé, les personnages identifiés. L’intrigue inaugure le trio désormais célèbre: la belle esclave et ses amoureux, le pacha turc et le sauveur chrétien.
Les Nouvelles Affriquaines s’inscrivent dans l’histoire des relations de la France avec les beys de Tunis au XVIIe siècle et a pour cadre la ville de Tunis et le palais du Bardo.
Hédia Khadhar est professeur de littérature à l’Université de Tunis.